Hot spot selon Régis Baillargeon.

Publié le 2 Mai 2017

 

 

C’était par un bel été de 1998. Le restaurant se trouvait dans un genre de logement transformé, dans un rez-de-chaussée de la rue Rivard. Nous étions attablés dans la cour arrière. Il y avait des chiens qui se promenaient librement, la nourriture provenait du jardin dans le coin de la cour, et la musique était bonne. Ma date, une végane super cute, était très impressionnée. J’avais 
21 ans… Bref, à cet instant précis, j’étais le maître du monde.

Depuis, le resto a déménagé dans un beau grand local sur la Main, dans le coin du Bout-du-Mille. Même si l’enveloppe a changé, Aux Vivres a gardé la même mission. Non pas celle de vous aider à impressionner l’être convoité au cours d’un rendez-vous doux (quoique ce soit encore possible), mais d’offrir la meilleure cuisine végétalienne possible, à partir d’ingrédients bios de provenance locale et 100% naturels.

En tant qu’anarchiste culinaire autoproclamé, je prône une alimentation variée. Quand vient le temps de manger, j’aime tout. D’ailleurs, ce n’est pas seulement durant mon mois végé – une tradition depuis quatre ans – que je fréquente le Aux Vivres, mais bien toute l’année.

D’ailleurs, j’aimerais profiter de cette tribune pour encourager les «mangeux de ribs et de bacon» à découvrir cet excellent établissement. Comme bien des gens, j’ai longtemps cru que la cuisine végétalienne manquait de saveur, de goût et de texture. Le problème, à l’époque de ma date, en 1998, c’est que je parlais sans avoir fait l’expérience de cette cuisine. Mais, exit les clichés: le véganisme n’est pas une secte, il s’agit simplement d’une autre façon de se nourrir, qui fait du bien tant au corps qu’à la planète.

Je pourrais essayer de vous convaincre de visiter le resto en vous disant que, pour produire une livre de viande, ça prend des milliers de litres d’eau, ou que les pets des vaches polluent plus que les voitures. Mais j’aime penser qu’on est déjà tous au courant de ces faits et que notre conscience nous incite à faire les bons choix…. Les licornes, ça existe, n’est-ce pas?

 

 

Si votre fibre environnementaliste ne vibre pas tant que ça, Aux Vivres va vous prendre par le ventre. Car ici, on n’essaie pas de «t’empêcher» de manger de la viande, on te fait simplement découvrir une cuisine pleine de saveur. Sandwichs, burgers, jus, bols repas, soupes et salades sont fraîchement préparés chaque jour pour leur fidèle clientèle. Les plats sont tous délicieux, et le service toujours agréable. D’ailleurs, les serveuses et les serveurs connaissent bien les plats au menu. Alors, ne vous gênez pas pour poser des questions.

Si vous y allez et optez pour un menu à la Bob, vous commencerez par un jus de carotte fraîchement extrait, accompagné d’une assiette de mezzé avec chapati à partager. Pour ce qui est du plat principal, vous vous régalerez d’un de leur fameux bol bouddha, puis pour dessert, vous demanderez un brownie chipotle – que vous n’oublierez pas de sitôt.

Et ça ne s’arrête pas là, car sachez que le Aux Vivres sert aussi des brunchs le week-end! Que vous soyez un 
foodie en quête de nouveauté, que vous ayez eu une grosse veillée, ou les deux, vous ferez une belle découverte, je vous le garantis. Les brunchs sont tellement savoureux que même le plus sceptique des carnivores oubliera rapidement qu’il n’y a ni d’œuf, ni bacon dans son assiette.

Si vous êtes omnivore et aimez faire des découvertes culinaires, ou si vous êtes végétarien ou végétalien, vous connaissez certainement déjà le Aux Vivres ou avez entendu parler de sa réputation. Pour ma part, je donnerais tout ce que je possède au monde pour changer de place avec tous les autres et pouvoir revivre ma première fois et me sentir comme si j’avais de nouveau 21 ans, l’intelligence et la maturité en plus…

 

 

En bref

On mange. Un bol dragon ou bouddha, frites au chili et burger Aux Vivres. Mais on se garde de la place pour un brownie.
 

Prix. Pour deux, avec un verre de vin chacun, on prévoit environ 60$, taxes 
et pourboire inclus.
 

On vient ici pour. Dîner 
ou souper durant la semaine, et bruncher ou souper le week-end.
 

Service pour emporter. Oui.
 

Commander son plat avec un extra bacon. Non.
Aux Vivres

 

4631, boulevard Saint-Laurent  

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Bouffe Resto

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